Les Dévoreuses

Bibliothèque féministe

Les Dévoreuses sont le pôle bibliothèque de l’association féministe La Trousse à outils.

Permanence chaque dernier mercredi du mois de 18h à 20h30 à Pol-n, 11 rue des Olivettes, Nantes

Les Dévoreuses

  • Sondage prochains livres

    Les livres disponibles aux Dévoreuses c’est : beaucoup de dons (merci <3), des coups de coeur de l’équipe, des rencontres (c’était le cas pour Venir au Monde et Té Mawon)

    Choisissons ensemble les prochains achats des Dévoreuses. Ci-dessous les propositions, et par là le sondage : https://les-devoreuses.frama.space/apps/forms/s/555aGipoioQDjZySZfZfKTDi

    Récit

    Inouïes, portrait de femmes sourdes,

    ouvrage collectif

    https://www.inclood.fr/produit/inouies-nouvelle-edition-2024/

    « Inouïes, c’est un panorama de 38 portraits de femmes sourdes, fortes, épatantes, au parcours très riche. D’âges, d’origines et de domaines différents. A une exception près, toutes ces femmes s’expriment dans leur langue naturelle, la Langue des signes française. »

    Edité par Inclood, ce livre a la particularité d’être lié à une application qui permet de lire le livre en vidéo en LSF (Langue des Signes Française).

    Essais

    Abolition. Féminisme. Tout de suite.

    de Angela Y. Davis, Gina Dent, Erica R. Meiners, et Beth E. Richie

    « Qu’apporte l’abolitionnisme carcéral au féminisme et pourquoi choisir l’abolition plutôt qu’une simple réforme du système pénal  ? Comment répondre aux violences sexistes et sexuelles sans recourir à l’incarcération  ?
    Dans Abolition. Féminisme. Tout de suite., les autrices offrent une réflexion essentielle sur le féminisme abolitionniste. À travers une généalogie critique et des exemples issus des luttes anticarcérales, elles montrent l’importance du travail collaboratif, notamment celui des personnes incarcérées et des femmes racisées, pour déconstruire les liens entre racisme, capitalisme et criminalisation, et explicitent le rôle de l’État dans la perpétuation de la violence.
    Pour les autrices, l’abolition est la réponse la plus prometteuse aux violences systémiques perpétrées par l’État et les violences sexistes et sexuelles au sein des relations interpersonnelles. En croisant les apprentissages internationaux et les pratiques locales, cet ouvrage propose de transformer profondément notre société, en imaginant un avenir libéré de l’oppression. »

    https://editionsdaronnes.fr/product/abolition-feminisme-tout-de-suite/

    Pour une écologie pirate, et nous serons libres

    de Fatima Ouassak

    « Nous manquons, aujourd’hui en Europe, d’un projet écologiste capable de résister aux politiques d’étouffement, dans un monde de plus en plus irrespirable.
    D’un projet initié dans les quartiers populaires, qui y articulerait enfin l’ancrage dans la terre et la liberté de circuler.
    D’un projet dont le regard serait tourné vers l’Afrique et qui viserait à établir un large front internationaliste contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant. D’un projet qui ferait de la Méditerranée un espace autonome et un point de ralliement des mutineries du Nord comme du Sud.
    D’un projet se donnant comme horizon à la fois la libération des terres, la libération animale et l’égale dignité humaine, fondamentalement liées.
    D’un projet assumant la sécession face à des forces d’extrême droite toujours plus menaçantes.
    D’un projet permettant de prendre le large en quête du One Piece, le fameux trésor du manga éponyme, devenu symbole, dans les quartiers populaires, de la soif de liberté qui y gronde.
    D’un projet qui se mettrait à hauteur d’enfants et chercherait leur bien-être et leur libération.
    Ce projet, c’est celui de l’écologie pirate. »

    https://www.babelio.com/livres/Ouassak-Pour-une-ecologie-pirate/1492801

    Douceur de la musculation,

    de Martin Page

    « Un essai joyeux sur la puissance insoupçonnée du corps.

    Et si la musculation était une voie vers l’émancipation ?

    Et si elle renforçait la confiance, l’autonomie et la liberté ?

    Et si la puissance de notre corps se révélait une source de joie ?

    Martin Page propose de considérer avec un regard nouveau cette pratique, qui permet de prendre soin de nous et de nos proches, tout en protégeant notre fragilité et notre douceur. La musculation comme laboratoire de résistance, face à ce qui nous blesse et nous oppresse. »

    Eropolitique,

    de Myriam Bahaffou

    « Peut-on faire de l’érotisme une force politique écologique ? C’est le pari de ce livre dans lequel Myriam Bahaffou critique la réduction du plaisir à un objet de consommation et de conquête, auquel elle oppose une éropolitique collective, décoloniale, antispéciste et queer.

    Loin de l’injonction à l’épanouissement individuel et des fantasmes de l’amour libre, l’éropolitique s’affirme comme une ouverture vertigineuse sur le monde. À travers la critique du consentement, l’exploration de pratiques dissidentes (l’écosexualité, le BDSM) ou plus populaires (le jeûne, la danse), l’autrice réhabilite les corps minorisés, défend une hyperféminité féministe et plaide pour un désir frondeur et avant tout déviant.

    Dans cet essai tant jubilatoire que rigoureux, pédés d’hier et chiennes d’aujourd’hui, sociologues et travailleur·euses du sexe, philosophes et twerkeuses dialoguent pour nous montrer combien la puissance désirante des individus et des groupes est le moteur de toute action révolutionnaire.. »

    Sous le ciel étoilé, une nuit d’été,

    de Maria Kagogianni

    Réflexions sur l’anarchie et la révolution,

    « Dans ce court essai, à la fois érudit et accessible, la philosophe Maria Kakogianni propose de dépoussiérer l’idée que nous nous faisons de la révolution et de l’anarchie.

    À partir d’un constat simple et terrible, nous n’apercevons presque plus étoiles, elle déduit une métaphore sur le monde, nous vivons dans une époque dés-astrée.

    Les vingt-deux courtes parties qui composent l’ouvrage, sont autant de rayons qui partent dans toutes les directions. On y croise Catherine Malabou et Margaret Thatcher, Emmanuel Kant et Auguste Blanqui, Vincent Bolloré et le Comité Invisible. On y discute du fascisme ordinaire, de jouissances pirates, de Platon et même de Tai-chi.

    Livre politique, de poésie, de philosophie, Sous le ciel étoilé une nuit d’été est surtout un livre des mélanges pour un espace révolutionnaire. En son centre, la nécessité d’inventer une anarchie positive et régulière, les pieds sur terre et la tête dans les astres. »

    ISBN : 19782494355118

    https://lundi.am/Sous-le-ciel-etoile-une-nuit-d-ete

    Les femmes musulmanes ne sont-elles pas des femmes ?,

    de Hanane Karimi

    « Mes larmes étaient celles d’un désenchantement : un désenchantement féministe. J’avais échoué à trouver les mots qui auraient fait douter ces femmes de leur offensive contre d’autres femmes, de leur trahison d’un féminisme universel, de leur aveuglement par des biais racistes et islamophobes. Puisque l’islamisme était l’ennemi, celles qui affichaient leur adhésion à l’islam devenaient à leurs yeux l’incarnation de ce danger, et se retrouvaient exclues des luttes pour les droits des femmes.

    Mais les femmes musulmanes ne sont-elles pas des femmes ?

    Maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Strasbourg, Hanane Karimi déploie ici une réflexion sur la « nouvelle laïcité », l’islamophobie et l’héritage colonial français pour montrer comment les femmes musulmanes, désignées comme des ennemies de l’intérieur, se voient refuser l’accès à une citoyenneté pleine et entière, à l’espace public et à l’arène politique – voire, tout simplement, à l’identité de femmes dignes d’avoir des droits. »

    ISBN : 978-2-38257-083-8

    https://horsdatteinte.org/livre/les-femmes-musulmanes-ne-sont-elles-pas-des-femmes/

    Ce que Cécile sait,

    de Cécile Cée

    « Cécile Cée raconte dans une quête intime sa sortie d’amnésie traumatique et réalise qu’elle a subi l’inceste.
    La culture de l’inceste est une histoire de domination ; des familles entières normalisent l’inceste par des mécanismes de silenciation inhérents à notre société.
    L’inceste, c’est ça ! Tout un système. »

    https://www.marabout.com/livre/ce-que-cecile-sait-9782501189651/

    De l’autre côté de l’inceste,

    de Sarah Boucault

    « Autrice d’une grande enquête publiée dans La Déferlante en mai 2023, la journaliste Sarah Boucault poursuit son travail d’intérêt général en allant à la rencontre des enfants et des adolescents ayant commis des actes incestueux.
    Durant plus d’un an, elle a recueilli leur témoignage, mais aussi ceux de leur famille, des victimes, de professionnel·les de la justice, de la protection de l’enfance.
    L’inceste commis par des mineurs est un impensé de la société, un déni, qui place ses auteurs à l’écart. Mais n’est-ce pas en les écoutant et en essayant de comprendre sans excuser que le combat féministe pourra avancer ?
    Un livre courageux qui se confronte à la violence pour tenter de l’endiguer. »

    https://revueladeferlante.fr/commandez-de-l-autre-cote-de-l-inceste/

    Seins, En quête d’une libération

    de Camille Froidevaux-Metterie

    « Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l’allaitement à la maladie… Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l’expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d’aliénation et de libération. Ce constat s’inscrit dans une dynamique puissante que l’autrice appelle  » tournant génital du féminisme « , mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l’accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement.. »

    https://www.babelio.com/livres/Froidevaux-Metterie-Seins/1204154

    Un si gros ventre

    de Camille Froidevaux-Metterie

    « Agréable ou pénible, exaltante ou angoissante, intime et sociale, la grossesse est une expérience à la fois profondément individuelle et éminemment politique.
    Parce que la maternité a longtemps été le destin «  naturel  » des femmes, il leur a fallu s’en affranchir et conquérir la liberté de choisir d’être mères ou pas. Mais, aussi libre soit-il, le choix de la maternité n’en reste pas moins synonyme de charges et de doutes, y compris – et peut-être même surtout – durant la période de gestation. Être enceinte, c’est se soumettre aux regards, aux commentaires et aux normes qui prennent le contrôle de ce si gros ventre.
    La philosophe Camille Froidevaux-Metterie a passé du temps en immersion dans une maternité, elle y a rencontré des femmes enceintes qu’elle a interrogées sur leur expérience vécue du corps enceint. À travers ces paroles singulières qui disent la troublante transformation physique, les sentiments de joie ou de rejet, les innombrables injonctions – au silence, au bonheur, au poids idéal –, c’est le double mouvement de l’aliénation et de la réappropriation du corps des femmes qui se déploie. »

    https://www.editions-stock.fr/livre/un-si-gros-ventre-9782234092204/

    Poésie

    Fruits de la colère,

    Sous la direction de Pauline Harmange et accompagnées des poèmes de Kiyémis, Lucile Bellan, Douce Dibondo, Daria Marx et Fatima Ouassak

    « La colère n’est pas toujours acceptée par celles.ceux qui la ressentent et celles.ceux qui la reçoivent. Pourtant, s’il y a un sentiment universel, c’est bien celui-ci. Dans nos sociétés patriarcales, elle est d’autant plus étouffée et silenciée lorsqu’elle concerne les personnes minorisées. On les culpabilise, on les pousse à l’intérioriser et à la faire taire. Pour ouvrir le débat et aider chacun.e à reprendre le contrôle de sa colère, à se la réapproprier, plusieurs autrices prennent la plume pour livrer des textes intimes et prenants. Sous la direction de Pauline Harmange et accompagnées des poèmes de Kiyémis, Lucile Bellan, Douce Dibondo, Daria Marx et Fatima Ouassak, laissent s’exprimer leurs colères à travers leurs prismes intimes. Naviguant entre le témoignage et l’essai, cet ouvrage pluriel est là pour donner la place qu’elle mérite à cette émotion. ».

    Romans Graphiques

    Les Fées scientifiques,

    de Zoé Sauvage

    ISBN 978-2-36624-684-1

    « Fiction écoféministe »

    « En 2037, ce qu’il reste de nos écosystèmes naturels est tant bien que mal conservé dans d’immenses parcs. Zoa, étudiante en biologie, réussit à faire un stage dans l’une de ces réserves et s’aperçoit que ce modèle est loin d’être parfait. Au mépris des règles, elle va s’aventurer toujours plus loin dans le parc et croiser la route de bonnes fées, cinq femmes scientifiques aussi inspirantes qu’attachantes, grâce à qui elle comprend peu à peu que notre rapport au vivant est plus complexe qu’elle ne l’avait imaginé. »

    Infos : https://www.cambourakis.com/tout/bd/les-fees-scientifiques/

    Ruptures : les bébés volés du franquisme,

    de Laure Sirieix, Lauri Fernández

    ISBN 978-2-36624-684-1

    « En pleines révisions du bac, María quitte précipitamment Paris pour se rendre à Barcelone au chevet de sa grand-mère Carmen hospitalisée d’urgence, complètement désorientée. En cherchant à l’aider, María et son père découvrent dans le désordre de son appartement une correspondance qui met à jour un obscur secret…

    Dans les années 50, la pétillante Carmen a été envoyée à la prison de Les Corts alors qu’elle était enceinte. Qu’est devenu ce bébé ? Pourquoi ni María ni son père n’ont-ils jamais entendu parler de cet enfant ? Serait-il l’un des bébés volés sous le régime de Franco ? »

    Infos : https://www.goodreads.com/en/book/show/60847328-ruptures

    The Chromatic Fantasy,

    by H.A. (en anglais)

    ISBN: 979-8-88620-032-4

    « A queer & trans fantasy-romance graphic novel! Steamy, funny, and full of adventure.

    Jules is a trans man trapped in his life as a nun. The devil that the convent guards against offers him a deal to escape: an illicit tryst and lifelong possession. Jules takes the deal, and begins his new life as a criminal who’s impervious to harm. He soon meets Casper, another trans man and a poetic thief, and together they steal, lie, and cheat their way through bewildering adventures, and develop feelings for each other along the way. But as Jules and Casper’s relationship deepens, so does the devil’s jealous grasp…

    A gorgeously drawn graphic novel reminiscent of stained glass and illuminated manuscripts, telling a story of queer transmasc romance, daring adventure, and (literally) fighting your demons.. »

    More : https://store.silversprocket.net/products/the-chromatic-fantasy-by-h-a

    Romans (en anglais)

    Coumpound Fracture,

    by Andrew Joseph White

    ISBN : 9781682636121

    « A queer Appalachian thriller that pulls no punches—following a trans autistic teen who’s drawn into the generational struggle between the rural poor and those who exploit them. »

    https://www.peachtreebooks.com/book/compound-fracture/

    or

    You weren’t meant to be Human,

    by Andrew Joseph White

    ISBN : 9781668038079

    « You Weren’t Meant to Be Human is a deeply personal horror; a visceral statement about the lives of marginalized people in a hostile world, echoing the works of Stephen Graham Jones and Eric LaRocca. »

    https://www.goodreads.com/book/show/224004327-you-weren-t-meant-to-be-human


  • Perm d’avril et mai

    Perm d’avril et mai

    La permanence d’avril était calme, malgré un arpentage animé par Matis et Clématis de l’ouvrage De chair et de fer, de Charlotte Puiseux, un essai antivalidiste enrichi des expériences de l’autrice.

    La permanence de mai a trouvé son public sous les 32°C printaniers du coeur de Nantes.

    On se retrouve très bientôt pour la dernière permanence de l’année, le 24 juin avant une reprise en septembre.


  • Nouvelle acquisition : Kò Mawon de Michael Roch

    Nouvelle acquisition : Kò Mawon de Michael Roch

    Comment ça se passe les achats de livres aux Dévoreuses ? Parfois c’est sur un coup de tête (ou un coup de coeur).

    Récit : Nous étions une petite équipe de Dévoreuses et sympatisant.es motivé.es à coller des affiches à la sortie de la dernière permanence, en commençant par La Licorne Noire – le bar nantais au top de l’actu et des évènements afro-queer-féministes-décoloniales* – quand à peine entrée dans le bar je remarque deux personnes assises côte à côte faisant face à la salle devant une table sur laquelle sont posés des livres tout neufs et bien empilés. Évidemment je m’approche et je vois Kò Mawon de Michael Roch. Surprise, excitation, sérendipité* ! Je viens tout juste de lire Tè Mawon du même auteur, et boudu c’était bien. Il est encore posé sur mon bureau plein de post-it de citations à recopier.

    Le livre est beau, texturé, au graphisme soigné comme tous les livres de la maison d’édition La Volte (qui publie entre autres Sabrina Calvo) et les libraires sont celleux de La Petite Gare, librairie rezéenne de qualité dont la sélection d’ouvrages et la programmation littéraire me met des paillettes dans les yeux. Alors je me tourne vers mon co-Dévoreuses : est-ce qu’on peut l’acheter ? silteplaitsilteplait je viens de lire l’autre livre et c’était trop bien et je pense que lui aussi il sera bien.

    Il dit oui : décision actée. On achète.

    *en regardant leur site pour y mettre le lien ici, mon coeur s’est brisé des évènements que j’ai raté : elles ont reçu en 2026 Fania Noël, autrice de Et maintenant le pouvoir, et Jamal Ouazzani qui a écrit Amour, deux ouvrages que nous avons aux Dévoreuses. Ne soyez pas comme moi, suivez l’actu de La Licorne Noire.

    *j’ai cherché pour vous « sérendipité » et d’après wikipédia ça veut tout et rien dire – mais ça marche dans le contexte

    C’est quoi Kò Mawon ?

    Du coup je sais pas je l’ai pas encore lu, mais il sera dispo à l’emprunt dès la prochaine perm, vous pourrez nous laissez un mot avec vos retours 😉

    Ce que je sais : c’est dans la même veine que Tè Mawon, mais ce n’est pas la suite et on peut les lire indépendamment.

    C’est quoi Tè Mawon ? De la science-fiction/dystopie caribéenne, qui fait parler ses personnages à tour de rôle à la première personne, chacun.e avec leur voix et leur langue. Pour des non-locuteurices du français caribéen – comme moi – le sens de certains mots se révèle au fil de la lecture pendant que mon esprit s’ouvre aux graphies et au vocabulaire du kreyòl. Il y a de la tech transhumaniste, de la lutte des classes, des questionnements militants, des sensations, des émotions… Une citation ?

    Mes taties, elles m’ont dit : si tu veux sauver le monde, tu fais en sorte qu’aucune langue n’en domine une autre. Parce que quand une langue domine l’autre, l’autre finit par lui appartenir et disparaître. Du coup on existe que si on parle, tu vois ? Alors il faut l’équilibre. Moi, j’y crois, à cette histoire d’équilibre. Faut te demander à quel moment, dans ta tête, ta langue écrase l’autre. À quel moment tu oublies que tu appartiens au monde tout entier, et à quel moment tu acceptes de t’enfermer dans une seule partie de l’humanité.

    Tè Mawon, p.108, éditions La Volte

    une autre citation ?

    Je dépose la dernière robe. Il est bientôt Horizon 2. Le soleil sur ma peau m’apporte des bribes de dopamine. Mon régulateur fait le reste du taf. Mes émotions se stabilisent derrière les implémentations de la vwé+. Une question surgie – non pas sur la réalité augmentée, mais dans les restes des limbes de mes pensées. Ne pourrais-je pas la laisser ? Ne pourrais-je pas la quitter, Lanvil, pour quitter Lonia et tout ce qui gravite autour d’elle ? Quitter la soeur prodige. Lui laisser les territoires numériques. Se dégoûter de la traduction. Se dégoûter d’elle – non, la laisser exister sans plus se soucier de son influence.

    Tè Mawon, p.87, éditions La Volte

    C’est pas tout !

    Je dépose le livre dans notre bureau à Pol’n. Quelques jours plus tard, Les Dévoreuses s’y retrouvent pour notre tour de ménage. Je jette un oeil à la caisse de livres à couvrir, et que vois-je ?

    Tè Mawon et Le Livre jaune, deux livres signés Michael Roch. Je demande aux personnes présentes si ce sont leurs dons, si ça a un rapport avec l’achat récent… personne ne sait comment ils sont arrivés là.

    Alors, comment on choisit les livres aux Dévoreuses ? Un mélange d’autogestion, de hasard et de générosité.

    Page intérieur du livre Ko Mawon signé de l'auteur. Le texte dit : "Pour les Dévoreuses, aux détours et aux errances qui nous ramènent aux autre. Michael Roch".
    Photos des livres Te Mawon et Le Livre Jaune de Michael Roch. Editions Le Livre de Poche et Folio un peu moche.

    Écrit par Coral, Dévoreuse


  • Permanence de Mars – imagine les Dévoreuses

    Permanence de Mars – imagine les Dévoreuses

    Ce mois-ci une permanence avec tous les classiques : des livres de qualité, du goûter vegan et plein de nouveautés à lire.

    Mais aussi, on aimerait vous impliquer dans le beau projet d’évolution des Dévoreuses !

    Les Dévoreuses c’est : un fond documentaire (= des livres) d’oeuvres variées, une permanence mensuelle à Pol’n, l’organisation d’évènements (ateliers, arpentages, invitées), la gestion des emprunts, le soin des livres, un goûter… et c’est peut-être bientôt une nouvelle bibliothèque dans un nouveau format ! Alors venez inventer avec nous la suite des Dévoreuses.


  • Rencontre à la médiathèque Floresca Guépin avec Chloé Thibaud

    Rencontre à la médiathèque Floresca Guépin avec Chloé Thibaud

    Une rencontre littéraire aura lieu ce mercredi 11 mars 2026 avec la journaliste féministe Chloé Thibaud, organisé par la librairie Durance dans la bibliothèque municipale Floresca Guepin (quartier Souillardie/Bottière).

    Juste un partage d’information sur l’actu littéraire à Nantes 😉

    Coral


  • On parle de nous dans Fragil

    On parle de nous dans Fragil

    Lors d’une permanence des Dévoreuses, Léa, rédactrice bénévole au média Fragil, est venu à notre rencontre pour nous proposer un entretien et écrire un article sur la bibliothèque. C’est ensuite Florence qui a repris le sujet et qui a composé une joyeuse et complète présentation de la bibliothèque, de son organisation, des permanences, et a su rendre compte avec justesse de ce qu’est Les Dévoreuses.

    Lien pour lire l’article : c’est ici

    Merci à elles, et bienvenue à vous qui nous découvrez peut-être grâce à cet article !

    Et aussi, allez lire les articles de Fragil, qui m’ont déjà fait découvrir plusieurs évènements super à deux pas de chez moi.

    Coral


  • Permanence de février – Atelier Badges

    Permanence de février – Atelier Badges

    Toi aussi t’as le moral à zéro à cause de la pluie ? 

     Viens te réchauffer les neurones le mercredi 25 février de 18h à 20h30 à notre permanence, comme d’hab à Pol-n 🔥

    📅 CE MOIS-CI ! Activité badges avec une vraie badgeuse ! On te propose de créer tes badges pendant la perm en découpant des magazines et des livres (dont certains qui sortent de notre « purgatoire »… y’a de quoi être inventif-ve), on fournit le matériel (on a des paillettes) !

    👀 Comme tous les mois, venir aux Dévoreuses, c’est :
    – Des livres à emprunter (romans, essais, BD, jeunesse), il suffit d’adhérer à prix libre (à partir de 0€)
    – Un infokiosque et avec des zines féministes, queer, antiracistes, anticarcéraux, antispécistes… à prix libre
    – Un coin chill avec bouffe vegan & boissons à disposition
    – Unetable « à consulter sur place » avec des magazines et nos livres/bd perso qu’on amène

    🔥RAPPEL ! Si tu as des livres de la bibli qui traînent chez toi, que tu peux pas ou plus venir aux perm du dernier mercredi du mois pour nous les rendre, pas de panique. On a une boîte de retour qui est dans l’entrée de Pol’n, juste sous le présentoir à prospectus dans l’entrée, accessible quand Pol’n est ouvert (c’est à dire à peu près tout le temps).

    On en profite aussi pour repartager le sondage qu’on a créé pour récolter tes envies de livres à acquérir, de zines à imprimer, et nous donner ton avis sur la bibli de manière général. C’est ici —> https://les-devoreuses.frama.space/…/3w6HPMLbFFKFBxHZE8… <—

    ☝ Dernières précisions : la bibliothèque des Dévoreuses est un lieu ouvert à toustes, libre à toi de venir, emprunter ou ne pas emprunter, interagir avec les gens ou juste te poser manger, feuilleter un essai savant ou t’évader dans une bd jeunesse…

    À bientôt !!


  • Permanence de Janvier – arpentage

    Permanence de Janvier – arpentage

    Viens te réchauffer les neurones le mercredi 28 janvier de 18h à 20h30 à notre permanence, comme d’hab à Pol-n 

     CE MOIS-CI !
    On fais un Arpentage du livre « 1312 raisons d’abolir la police » de Gwendola Ricordo. Ca durera de 18h30 à 20h15 environs
    L’arpentage est un outils d’éduc pop qui consiste à lire un livre à plusieurs en le découpant, en lisant chacun.e une partie et à partager ce qu’on a compris ensuite avec le reste du groupe. 

    Comme tous les mois, venir aux Dévoreuses, c’est :

    – Des livres à emprunter (romans, essais, BD, jeunesse), il suffit d’adhérer à prix libre (à partir de 0€)- Un infokiosque et avec des zines féministes, queer, antiracistes, anticarcéraux, antispécistes… à prix libre
    – Un coin chill avec bouffe vegan & boissons à disposition
    – Une table « à consulter sur place » avec des magazines et nos livres/bd perso qu’on amène

    On installe la bibli à partir de 17h si tu veux venir nous donner un coup de main.

    RAPPEL ! Si tu as des livres de la bibli qui traînent chez toi, que tu peux pas ou plus venir aux perm du dernier mercredi du mois pour nous les rendre, pas de panique. On a une boîte de retour qui est dans l’entrée de Pol’n, juste sous le présentoir à prospectus dans l’entrée, accessible quand Pol’n est ouvert (c’est à dire à peu près tout le temps).

    On en profite aussi pour repartager le sondage qu’on a créé pour récolter tes envies de livres à acquérir, de zines à imprimer, et nous donner ton avis sur la bibli de manière général.
    C’est ici —> https://les-devoreuses.frama.space/…/3w6HPMLbFFKFBxHZE8… <—

    Dernières précisions : la bibliothèque des Dévoreuses est un lieu en mixité, ouvert à toustes, libre à toi de venir, emprunter ou ne pas emprunter, interagir avec les gens ou juste te poser manger, feuilleter un essai savant ou t’évader dans une bd jeunesse…

    À bientôt !!


  • 17/12 Lutte contre les Violences faites aux Travailleureuses du Sexe

    17/12 Lutte contre les Violences faites aux Travailleureuses du Sexe

    Le mercredi 17 décembre est la Journée internationale contre les Violences faites aux TDS (Travailleuses et Travailleurs du Sexe). Pour l’occasion, l’association nantaise Paloma organise une journée de lutte.

    On relaie ici les infos de nos amies l’évènement sur le sujet : https://nantes.indymedia.org/events/158984/journee-internationale-contre-les-violences-faites-au-tds/

    Du côté Dévoreuses, il y aura une sélection d’ouvrage sur le sujet lors de la Permanence du 17 décembre !


  • Permanence de Décembre

    Permanence de Décembre

    Ce mois-ci les Dévoreuses prend place exceptionnellement en avance pour accueillir le début de l’hiver ensemble ❄️ : la prochaine permanence à lieu le mercredi 17 décembre de 18h à 20h30, à Pol’n (11 rue des Olivettes, Nantes).

    📅 CE MOIS-CI ! Mini-marché de créations/vrac ! L’équipe sort ses meilleures mignonneries à PRIX LIBRE au profit des Dévoreuses pour se faire plaisir, faire plaisir et ramener de la moula pour qu’on puisse continuer à acheter des livres. Ramenez du Cash money 💲.

    MAIS AUSSI le 17 décembre est la Journée de la Lutte contre les Violences faites aux Travailleureuses du Sexe et on prépare une sélection d’ouvrages sur le sujet !

    📢 RAPPEL ! Si tu as des livres de la bibli qui traînent chez toi, que tu peux pas ou plus venir aux perm du dernier mercredi du mois pour nous les rendre, pas de panique. On a une boîte de retour qui est dans l’entrée de Pol’n, juste sous le présentoir à prospectus dans l’entrée, accessible quand Pol’n est ouvert (c’est à dire à peu près tout le temps).

    🌟 Merci à celleux qui ont répondu au sondage ! Il est toujours actif et on a ajouté une case pour mettre ton mail si tu veux une réponse à tes questions/suggestions : https://les-devoreuses.frama.space/apps/forms/s/imsfDpz8eK583boBngiZqxP9

    💞 On adore : si tu peux venir dès 17h pour aider à installer / rester après 20h30 pour aider à ranger

    💞 On adore aussi : si tu ne fais que passer pour emprunter, pour discuter, pour manger du goûter, pour lire les bd en consultation, pour chiller

    À bientôt !! 
    Les dévoreuses // les-devoreuses@tao.herbesfolles.org


    👀 Comme tous les mois, venir aux Dévoreuses, c’est :
    – Des livres à emprunter (romans, essais, BD, jeunesse), il suffit d’adhérer à prix libre (à partir de 0€)
    – Un infokiosque et avec des zines féministes, queer, antiracistes, anticarcéraux, antispécistes… à prix libre
    – Un coin chill avec bouffe vegan & boissons à disposition
    – Une table « à consulter sur place » avec des magazines et nos livres/bd perso qu’on amène



    Image d’illustration : Grisélidis Réal dans son appartement, 1990.


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