Les Dévoreuses

Bibliothèque féministe

Les Dévoreuses sont le pôle bibliothèque de l’association féministe La Trousse à outils.

Permanence chaque dernier mercredi du mois de 18h à 20h30 à Pol-n, 11 rue des Olivettes, Nantes

Les Dévoreuses

  • Notre inventaire est en ligne !

    Notre inventaire est en ligne !

    Youpi ! Après un gros travail d’inventaire, il est enfin possible de consulter en ligne notre fond.

    À savoir que nous fonctionnons avec des fiches papier pour suivre les emprunts donc il n’est pas possible de savoir à l’avance si un livre sera disponible lors d’une permanence. C’est déjà une grande avancée pour nous que de diffuser notre catalogue ! On espère qu’il sera utile !


  • Ce mois-ci j’ai dévoré… Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon

    Ce mois-ci j’ai dévoré… Quand tu écouteras cette chanson de Lola Lafon


    Dans ce texte d’autofiction propre à sa génération (je pense à Wendy Delorme ou Chloé Delaume), et qui est un texte commandé par la maison d’édition pour la collection Nuit au Musée, Lola Lafon passe une nuit dans l’espace confiné dans lequel Anne Franck a passé les dernières années de sa vie.

    De cette expérience, l’autrice relate la sienne, celle de sa famille et par plusieurs angles nous fait entrer en résonance avec le personnage galvaudé d’Anne Franck. Elle nous apprend que ce n’est pas une petite fille victime du nazisme dont le journal intime touchant de naïveté nous est parvenu, mais une jeune femme autrice, témoin consciente de la situation politique dans laquelle elle grandit, et dont le manuscrit sensible nous est parvenu malgré un long chemin de censure et de récupération douteuse. Derrière un nom tristement connu, elle réhabilite la figure de l’autrice, donne définitivement envie de lire ou relire son journal, mais aussi de lire et relire Quand tu écouteras cette chanson, un texte poétique, émouvant et dont on sort grandit.

    article écrit par Coral


  • Ce mois-ci j’ai dévoré… Pleines de Grâce de Gabriela Cabezón Cámara

    Ce mois-ci j’ai dévoré… Pleines de Grâce de Gabriela Cabezón Cámara

    Écrit en 2009 et traduit du castillan argentin en français en 2020, j’ai plongé dans ce roman comme dans le bassin de carpes que les habitant.es de la favela (en fait appelés villas en Argentine) construisent sur demande de la Vierge. Le récit est puissant, visuel et coloré. Les narratrices sont deux femmes de milieux différents qui s’alternent le récit de ce qui a précédé leur rencontre, le chemin parcouru ensemble dans la villa et après les évènements tragiques qui s’y produisent. À la manière des guerrières d’Amérique du Sud, elles ne s’excusent pas de haïr les flics et les mafieux (souvent les mêmes), de sortir les armes pour se défendre et protéger les sien.nes. L’immersion dans une culture bien différente de la culture européenne est réelle, avec tout ce qu’elle comporte de violence (soyez prévenues) mais aussi de danse, de musique et de dévotion aux figures saintes.

    Une citation choisie : « Vous êtes vraiment casse-couilles. Qu’est-ce que j’en sais moi, pourquoi des carpes. C’est des beaux poissons, que voulez-vous de plus, bordel, qu’on cultive des dauphins au milieu du terrain vague ? La Vierge a dit des carpes, pas des requins ni des baleines alors arrêtez de m’emmerder. Vous ne pouvez pas remettre en question le moindre mot que prononce la Sainte Mère. ».

    Une lecture bien vivante et animée avec une fin à la hauteur du reste du récit.

    L’autrice Gabriela Cabezón Cámara est une militante féministe à l’origine du mouvement NiUnaMenos

    article écrit par Coral


  • Ce mois-ci j’ai dévoré… La Petite Dernière de Fatima Daas

    Ce mois-ci j’ai dévoré… La Petite Dernière de Fatima Daas

    Alors que l’adaptation cinématographique sort en salle, j’en ai profité pour lire le roman La Petite Dernière écrit par Fatima Daas et sorti en 2020. Roman oui, mais d’autofiction dans lequel Fatima Daas parle à la première personne, et est « la petite dernière » de sa famille. Ceci, on le sait car c’est répété à chaque début de chapitre, ou presque. Ce texte, qui est en fait une lettre dont on ne connaît la destinatrice qu’à la fin, se présente comme un exercice de style, ou un devoir de fin de master d’écriture créative, dont l’autrice sort tout juste à la parution du roman.

    Les thèmes abordés sont passionnants : le chemin de la narratrice entre l’éclosion de son lesbianisme en parallèle de la quête religieuse, la difficulté à trouver sa place entre les attendus et le poids de sa culture familiale et de la religion musulmane qu’elle souhaite adopter, et son incapacité profonde à se trouver, s’exprimer et s’accepter.

    Le style en revanche m’a laissé frustrée. Chaque phrase est suivi d’un saut à la ligne, créant une tension qui n’est pas justifiée. Des successions d’anecdotes, au milieu desquelles se dessine une trame fragile (une histoire d’amour non-réciproque), et des informations au compte-goutte qui peint un portrait parfois contradictoire, souvent désincarné et froid, le tout dans une chronologie un peu flou.

    Alors, le lire ? Peut-être parlera-t-il davantage à celles qui se reconnaisse dans le personnage et son vécu. Sinon, espérons que le film résolvent les problèmes que j’ai trouvé au livre.

    article écrit par Coral


  • Permanence d’octobre 🎃

    Permanence d’octobre 🎃

    Il pleut, il mouille, c’est la fête à…. à quoi déjà ?
    Prochaine perm’ des Dévoreuses le mercredi 29 octobre de 18h à 20h30 à Pol’n !

    Ce mois-ci, une table de livres spécial FRISSONS et des bonbons (végans) pour faire un peu halloween tsé 🍭

    On en profite pour repartager le sondage qu’on a créé pour récolter tes envies de livres à acquérir, de zines à imprimer, et nous donner ton avis sur la bibli de manière générale
    C’est ici —> formulaire de feedback des Dévoreuses <—

    👀 SINON ! Comme tous les mois, venir aux Dévoreuses, c’est :
    – Des livres à emprunter (romans, essais, BD, jeunesse), il suffit d’adhérer à prix libre (à partir de 0€)
    – Un infokiosque et avec des zines féministes, queer, antiracistes, anticarcéraux, antispécistes… à prix libre
    – Un coin chill avec bouffe vegan & boissons à disposition
    – Une table « à consulter sur place » avec des magazines et nos livres/bd perso qu’on amène

    De temps en temps on propose des ✨ petits trucs en plus ✨ comme des arpentages (récemment, le livre Joie Militante) ou des rencontres (le collectif panafrorévolutionnaire Cases Rebelles, la revue anticarcérale l’Envolée…). On l’annonce en général lors de la newsletter mensuelle, lisez-la bien pour être au courant !
    On installe la bibli à partir de 17h si tu veux venir nous donner un coup de main.

    📢 RAPPEL ! Si tu as des livres de la bibli qui traînent chez toi, que tu peux pas ou plus venir aux perm du dernier mercredi du mois pour nous les rendre, pas de panique. On a maintenant une boîte de retour qui est dans l’entrée de Pol’n, juste sous le présentoir à prospectus à droite quand tu rentre, accessible quand Pol’n est ouvert (c’est à dire à peu près tout le temps)

    ☝ Dernières précisions : la bibliothèque des Dévoreuses est un lieu ouvert à toustes, libre à toi de venir, emprunter ou ne pas emprunter, interagir avec les gens ou juste te poser manger, feuilleter un essai savant ou t’évader dans une bd jeunesse…